Historique

Le Centre Giriteka tire ses origines en l’an 2000, période durant laquelle la guerre civile ravagait le Burundi. A cette époque, la question des droits de l’homme était de loin connue, et que ce soit les hommes armés ou les civils pouvaient faire des bavures en toute impunité.

Madame GACOREKE Jeanne, alors enseignante, ne pouvait pas tolérer les injustices subies surtout par les femmes (Viol, tueries, tabas et bien d’autres.). Elle décida d’agir, de dénoncer les malfaiteurs afin d’obtenir réparation des victimes, pour que la femme puisse vivre sa pleine dignité, bien que des représailles la gattaient.

En 2004, elle décida de s’allier avec d’autres femmes pour construire des abris (Maisons) aux femmes réfugiées, retournées et rapatriées mais aussi leur fournir de l’aide d’urgence comme les provisions alimentaires, plaider pour les victimes des VBG, et aider les enfants orphelins à être scolarisés (uniformes, matériels scolaires-frais d’inscription…) afin de leur préparer un bel avenir, c’est ici qu’est né l’association “Solidarité pour la protection des droits des femmes et des enfants.

En 2005, des organisations internationales et d’autres femmes ont reconnu l’aide individuelle de Jeanne GACOREKE et l’ont aidée à mettre en place un centre de santé pour femmes où les blessures physiques et psychologiques peuvent être guéries. A travers ce centre, les victimes de violences sexuelles ont été conseillées afin de les réintégrer socialement, quelle que soit leur origine ethnique, sociale et territoriale.

En cette même année, Madame GACOREKE Jeanne, avec 999 autres femmes à travers le monde, a été nominée Prix Nobel de la paix en Suisse et le Centre Giriteka est ainsi devenu membre de l’organisation féminine internationale “1000 Peace Women Across the Globe-PWAG” en sigle.

C’est en 2011, que la Solidarité pour la protection des droits des femmes et des enfants deviendra l’association féminine Centre Giriteka qui a pour mission “Contribuer à la promotion de l’équité entre homme et femme à travers la lutte contre toute forme de violence basée sur le genre au Burundi”.